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.Lorsque le vendredi arriva, les tensions commencèrent, j'avais pourtant ma journée de repos pour pouvoir me préparer tranquillement à la soirée pour le gala de charité, mais Marguerite avait trouvé bon de me stresser sur l'enjeu de ma venue parmi toutes ces stars du show-business
Le matin j'eus le droit au sommeil : chose extraordinaire dans ce métier. En début d'après midi, mes mains furent confiées à une esthéticienne, ainsi que mes pieds ou plutôt mes ongles plus exactement...Ma manucure fut parfaite, ensuite je fus conduite dans un institut où mes cheveux furent coupés par un grand coiffeur de la capitale venu exprès pour l'occasion du Gala...
Mes cheveux auburn sont devenus plus foncés. Raides d'ordinaire, ils sont aujourd'hui ondulés pour mieux retombé en cascade dans le creux de mes reins...Mon maquillage peaufiné dans ma chambre d'hôtel, j'enfile ma robe de soirée bleu nuit. Le décolleté est parfait, elle est courte sans être vulgaire, mes épaules sont nues grâce au fine manche qui retombe naturellement sur celle-ci. Elle est serrée juste en dessous de ma poitrine pour se détacher doucement de moi juste assez pour épouser délicatement mes hanches. J'attrape mes magnifiques escarpins assortis à la robe. Le lacé remonte un peu sur mes chevilles tandis que les talons me grandissent de dix grands centimètres...
Il est 20h30, et Margueritte toque à ma porte afin de m'informer qu' une limousine est désormais garée en bas de l'hôtel. Le stress m'envahit un peu plus, et la panique prend le dessus.
Léa : ça va ma robe comme ça ?
Margueritte : C'est parfait.
Léa : Vous ... vous êtes sûre ? ... Et mes cheveux ? Mon maquillage ?
Margueritte : Nous devrions nous dépêcher si nous ne voulons pas arriver en retard.
Léa : ...
Margueritte : Et puis de toutes façons...
Léa : oui je sais. Je suis parfaite.C'est sur ces quelques mots que nous quittons ma chambre, et que nous rejoingons la limousine.
Sur la route, mon c½ur bat fort, très fort...
Le trajet se fait en silence car à vrai dire, je ne suis pas d'humeur à parler. Il s'agit effectivement de mon premier gala, et pour être honnète, je l'appréhende.
Margueritte : ça va Mademoiselle ?
Léa : Vous m'avez bien regardé ?!
Margueritte : . . .
Léa : Biensûr que ça va ! En réalité, je me suis établie une liste de ce que j'ai nommée : "les règles d'or" et ne pas montrer ses faiblesses en fait partie.
30 minutes plus tard, nous sommes arrivées.
Lorsque le portier ouvre la porte de la limousine, mon pied droit se pose instantanément à terre tandis que Marguerite pose une main sur mon épaule
Marguerite : A toi de jouer ma belle.J'acquiesce avec assurance en apparence mais avec peur à l'intérieur...
Mes deux pieds collés l'un contre l'autre, ma peur rangée au fond de ma gorge, mon plus beau sourire perché sur mes lèvres, je m'élance parmi les flashes crépitant à chacun de mes pas et de ceux de mes confrères artistes et autres stars du moment...
Je marche tranquillement en prenant le temps de me rendre légère à chaque enjambée, je me sens observée, j'aime cette sensation...
Lorsque j'arrive enfin à l'intérieur, Marguerite sur les talons, le brouhaha est intense, quelques personnes s'affairent à placer les invités tandis que certains ajustent les derniers petits détails pour la mise aux enchères qui aura sûrement lieu dans quelques minutes.
J'observe depuis quelques secondes lorsqu'une jeune femme nous demande notre nom et prénom, ceci dit, elle nous emmène vers le milieu de la salle dans la lignée numéro 8 au milieu des rangs disposé en arc de cercle dans la salle, elle revient avec une coupe de champagne et nous demande de patienter...Les gens rient entre eux, j'ai l'impression que tout le monde se connait plus ou moins, ils se parlent, échangent des signes de mains, même avec nous alors qu'aucun visage ne me parle sauf quand je les ai vu dans le tabloïd que j'épluche tout les jours depuis des années dans l'espoir de m'y retrouver un jour...
Les premières ventes me semblent dépourvues d'intêrets, et malgrès cela, les prix s'élèvent à une vitesse folle. Les minutes passent lentement et me semblent être une éternité. Je ferme les yeux, songeant à ma journée de demain.
Margueritte : Mademoiselle ! Qu'est-ce que vous faîtes ?
Léa : Je me repose les yeux.
Margueritte : Pardon ?
Léa : Il parait que c'est plutôt bon pour le cerveau.Elle ne trouve rien à répondre, sûrement parce qu'elle sait que je me paye sa tête. Je continue d'écouter les prix annoncés par un homme, jusqu'à ce que j'entende :
L'homme : 50 000 ¤ pour les deux baguettes de Gustav Klaus Wolfgang Schäfer ! Une fois ? ... Deux fois ? ... 3 fois ? ... Adujugé vendues ! Les invités du gala applaudissent, et certains félicitent l' "heureux" acheteur par quelques signes de mains.
Le prix me sidère, 50 000 ¤ ?, mais c'est du gachis pour deux malheureux bout de bois !
Alors que de nouveau le silence règne dans la salle, je ne peux empêcher un rire incontrôlable de sortir de ma bouche... Une centaine de pairs d'yeux se tournent alors vers moi. Oups.
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