Nos - présentations *

Nos - présentations *
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Quand Alice, 19 ans ( * ) et Justine, 18ans ( * ) se rencontrent,
ça donne deux fans du groupe allemand Tokio Hotel.
ça donne également deux filles qui aiment écrire,
et qui, un beau jour, réunissent leur plume (clavier) pour rédiger (pianoter) une fan fiction en commun.



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Bonne lecture...


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# Posté le dimanche 11 novembre 2007 18:32

Modifié le lundi 12 novembre 2007 16:15

1er chapitre

1er chapitre
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Le visage marqué par les années, le regard poussé vers le passé, la robe volant à chaque bourrasque du vent de décembre, présent tout les hivers depuis bien trop longtemps sur les côtes de la manche pour qu'elle daigne s'en souvenir, Léa, vieille femme de 92 longues années, repense à cette époque...



[ ... ]

Elle marche depuis une longue heure sur cette route qui la mènera sûrement vers son v½u le plus cher. Elle n'a que 19 ans, mais déjà des milliers d'idées en tête qu'elle compte bien réaliser à n'importe quel prix...Ce fichu bus qui croyait sûrement l'avoir empêché d'arriver à son rendez-vous à temps, avait juger bon d'arriver quelques minutes avant l'heure prévue, c'est-à-dire avant que Léa ne se montre...Cependant, Léa savait se montrer prévoyante, elle avait encore une heure pour arriver à destination, avec pour seul transport ses frêles mais jolies jambes...



[ 1h15 plus tard ]


- Hé merde, j'vais encore être en retard !


J'ai effectivement rendez-vous dans l'agence de mannequinat la plus sollicitée de Berlin. A vrai dire, je devrais y être depuis déjà 15 minutes mais cela m'est égal. Si nous comptons le trajet, j'en ai encore pour 10 minutes, et le temps de monter les escaliers et tout ce qui va avec, je devrais en avoir pour...5 minutes de plus ? ... En y allant tranquillement bien entendu.
Je me dis que cela n'est pas bien grave, et même si ça l'était réellement, je m'en contrefiche. S'ils ont tenu à me faire venir d'urgence, c'est qu'ils comptent me prendre quoi que je fasse, et donc malgré mon retard, je sais qu'à la fin de notre entretien, j'aurai décroché un nouveau contrat. Allez savoir pourquoi ? ...

Le fait que je sois Léa peut sans doute expliquer la situation.
Léa, 19ans. Jolie, et très demandée dans le milieu du mannequinat.


[ 1h00 plus tard ]

J'aimerais vous apprendre que j'ai décroché ce contrat mais je me doute que vous le savez déjà. Quelques petites anorexiques étaient également convoquées, mais il est inutile de vous décrire l'effet que ma magnifique démarche a eut sur les deux paires d'yeux qui n'ont eu de regards que pour mon corps.
Je sors de l'agence le regard pétillant rien qu'à l'idée de repartir dès demain à travers l'Allemagne pour séduire le monde entier. Je pars faire quelques courses puis rejoins mon studio à l'extérieur de la ville, là où mon petit ami, Simon, dort encore... Il est 11h30 lorsque je passe la clef dans la serrure...
Je me faufile dans la chambre tout en me déshabillant en silence. Grâce à la lumière passant à travers les rideaux, j'entrevois l' une de ses mèches brunes dépasser de la couette, je me glisse doucement dans celle-ci tout en me blottissant tout contre cet homme paisiblement endormi. Sans vraiment me contrôler, je me rendors pour me réveiller deux heures plus tard.

Je m'étire à grand bruit tandis que j'entends la télévision donner les quelques brèves informations de la matinée.
Je me lève et pars dans la salle de bain. Je m'arrête devant la glace, où j'y observe la couleur auburn de mes cheveux, ainsi que l'étrange grain de beauté qui me suit depuis 19 longues années, sur le côté gauche de ma bouche. Un vrai mythe pour moi et une mine d'or pour les photographes...Mon mètre 79 me ravit tandis que mon ventre plat me déçois. Je fronce les sourcils, pose une main sur cette imperfection et pars en direction de la cuisine où une douzaine de chouquettes m'attendent sûrement... Les jolies rondeurs ne sont plus un tabou dans le monde de la mode mais plutôt une qualité, je m'y attache...
Comme à son habitude, Simon à tout prévu pour mon réveil tardif. Je me pose sur le canapé, plateau repas en main...

Léa : - Le contrat que j'ai eu ce matin m'oblige à partir demain c½ur...

Je l'observe avec un morceau de croissant devant la bouche, il me sourit aimablement, ses lèvres se posent sur les miennes tandis qu'il s'assoit à mon côté...

Simon : - Et tu me reviens dans combien de temps ?

Léa : - Sûrement dans une semaine, le temps de faire quelques shooting, peut-être que je repartirais après je ne sais pas...


Il acquiesce sans rien dire tandis que je finis mon petit déjeuner pour aller préparer mes affaires,

Simon : - Dîner tranquille ce soir alors...

Léa : - oui mon c½ur, je te veux pour moi toute seule avant de partir comme d'habitude...


Je me lève en laissant un baiser sur le bout de son nez, je sens dans son regard l'appréhension de mon départ, un sourire rassurant sur mes lèvres, je rejoins la chambre en silence...

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# Posté le vendredi 16 novembre 2007 10:22

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 09:46

2ème Chapitre

2ème Chapitre
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Je rejoins donc la chambre et y prépare mes valises.

Simon : 3 valises ?!
Léa : Il vaut mieux être prévoyante.
Simon : Je pensais que tu partais pour une semaine.
Léa : Ce n'est qu'une supposition. Tu connais le métier : On est jamais sûr de rien.


Simon baisse les yeux, et je comprends alors que ce petit bout d'homme a besoin d'être rassuré. Il s'assoit sur notre lit, et me regarde d'un air méfiant.

Léa : Qu'est-ce qu'il y a ?
Simon : Rien.
Léa : Tu m'inquiètes.
Simon : ...
Léa, en se rapprochant de lui à chaque fin de bout de phrases : Dis-moi _ ce qu'il se passe _ dans ta petite tête.


Il retrouve le sourire, et me regarde d'un air songeur.

Simon : Tu vas vraiment revenir ?

Je reste sans voix et suis tellement prise de court que je ne trouve rien à y répondre. Au lieu de trouver quelque chose qui serait en mesure d'effacer ses appréhensions et de le calmer, je le regarde et éclate de rire comme ce n'est pas permis.

Simon : Hey !
Léa : Mais est-ce que tu te rends compte de ce que tu dis ?
Simon : Je ... c'est vexant.
Léa : Ecoutes mon coeur, tu sais bien que sans toi, ma vie ne rime à rien.
Simon : Tu le penses ?
Léa, en plaisantant : Non, c'est simplement pour te faire plaisir.
Simon : ...
Léa : Mais biensûr que je le pense ! Idiot va !


Un large sourire se dessine sur son visage. Je me place à califourchon sur lui, de sorte à pouvoir l'embrasser, puis il me dit d'un air persuasif :

Simon : Ne crois pas être pardonnée.

Nous sourions, et profitons des derniers instants qu'il nous reste à passer ensemble avant mon départ.


La soirée avec Simon fut une belle réussite comme toujours. De son mètre 90, et de ses 24 ans, il m'apporte bien plus que de l'amour, un soutient indéfinissable...Il m'attend à chaque fois que je pars, il m'adore à chaque fois que je reviens, tout semble pourtant trop parfait dans un monde en tout point déficient.
Mon regard s'est posé une dernière fois sur son joli minois presque encore endormi ce matin à 5h30, lorsqu'il m'a serré tout contre lui à l'odeur de la pliure de son cou délicatement parfumé...
A l'heure qu'il est, c'est-à-dire un peu plus de 10h15, je suis dans une berline noire, accompagné de deux hommes en costume noirs et d'une femme du nom de Marguerite Duney qui me parle frénétiquement depuis une demi-heure en me détalant mon emploi du temps de la semaine.

Marguerite : - Enfin pour finir, ce matin nous allons chez Mr Losher pour quelques essayages pour son prochain défilé qui aura lieu après demain, il veut te rencontrer...

Léa : - Ok...

Le regard dans le vague je pense au regard de Simon avant que je parte, un regard simple de tendresse et douloureux de larmes cachées, il sait où je vais, le problème en est là...

Vers 12h, la journée de travail commença pour ne plus en finir, un tas de robe, de chaussure, de chapeau, tout était passé par mon corps pour en repartir aussi vite...

A la fin de l'après-midi Mr Losher parut satisfait tandis que j'étais plus qu'épuisée...Pourtant, tout ne faisait que commencer, le regard vers la vitre de la voiture, je regardais le paysage passer tout en réfléchissant à la journée de demain, je partis dans mes rêves quelques minutes après être monté dans la berline le crâne pleins d'étoiles et le ventre vide...Vers 23h15, l'hôtel où j'allais dormir cette nuit apparut au coin de la rue...

&

Lorsque j'ouvre un ½il, mon téléphone sonne, le réveil affiche 7h30, je décroche, la réception me réveille comme prévu...Je me lève tout en m'asseyant sur le côté du lit, je renifle, mon ventre hurle à la mort, je n'ai pas mangé depuis hier midi...J'appelle instantanément la réception et me commande un petit déjeuner complet...Lorsque je ressors de la douche en peignoir quelques minutes plus tard, je trouve Marguerite assise sur mon lit entrain de lire mon livre de chevet, « 30 conseils pour réussir dans le mannequinat » pas franchement littéraire mais utile en cas de pépin, elle tourne une page puis relève la tête avec un grand sourire...

Marguerite : - Je ne savais pas que tu étais aussi motivé...

Léa : - En même temps, on ne se connait que depuis un peu plus de 24h donc bon...Et puis maintenant vous le savez...Ne croyez pas que j'en ai réellement besoins, ce bouquin est surtout là pour faire joli...

Léa repartit se changer dans la salle de bain sans en rajouter, Marguerite continua pourtant à parler

Marguerite : - Dépêche-toi un peu, on a rendez-vous à 10h00 pour un shooting, et à 13h00 pour un essayage de la robe que tu porteras pour le Gala de charité de Vendredi...

Léa sortit de la salle de bain et alla prendre le plateau qui avait été déposé sur une petite table, elle mangea un croissant et dit

Léa : - Je ne peux pas choisir ma robe toute seul ?

Marguerite : - Question idiote Léa ! D'ailleurs ne mange pas trop tu vas grossir ! Ensuite tu sais très bien que ton contrat t'oblige à faire de la pub à une marque en particulier ! Et vendredi soir se sera desiree's, une nouvelle marque en vogue dans toute l'Europe...

Léa : - Oui, je sais...Mais j'aurais aimé faire un peu comme je veux pour une fois, après tout ce n'est qu'un gala de Cha-ri-té...

Marguerite : - Là est tout le principe demoiselle ! Les télévisions de L'Allemagne seront présentes pour soutenir cette cause! Tout un tas de personnes importantes seront là, des stars, des managers, des mannequins célèbres, enfin un tas de gens considérable ! Tu pourrais en profiter pour te faire connaître encore un peu plus !

Cette dernière phrase retint de suite l'attention de la jeune femme, le but de cette man½uvre était la célébrité, Léa utiliserait cette cause comme un tremplin à son ascension...

Son téléphone sonna, « Simon »...




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# Posté le dimanche 18 novembre 2007 15:39

Modifié le mercredi 28 novembre 2007 09:43

3ème chapitre

3ème chapitre
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Lorsque le vendredi arriva, les tensions commencèrent, j'avais pourtant ma journée de repos pour pouvoir me préparer tranquillement à la soirée pour le gala de charité, mais Marguerite avait trouvé bon de me stresser sur l'enjeu de ma venue parmi toutes ces stars du show-business

Le matin j'eus le droit au sommeil : chose extraordinaire dans ce métier. En début d'après midi, mes mains furent confiées à une esthéticienne, ainsi que mes pieds ou plutôt mes ongles plus exactement...Ma manucure fut parfaite, ensuite je fus conduite dans un institut où mes cheveux furent coupés par un grand coiffeur de la capitale venu exprès pour l'occasion du Gala...

Mes cheveux auburn sont devenus plus foncés. Raides d'ordinaire, ils sont aujourd'hui ondulés pour mieux retombé en cascade dans le creux de mes reins...Mon maquillage peaufiné dans ma chambre d'hôtel, j'enfile ma robe de soirée bleu nuit. Le décolleté est parfait, elle est courte sans être vulgaire, mes épaules sont nues grâce au fine manche qui retombe naturellement sur celle-ci. Elle est serrée juste en dessous de ma poitrine pour se détacher doucement de moi juste assez pour épouser délicatement mes hanches. J'attrape mes magnifiques escarpins assortis à la robe. Le lacé remonte un peu sur mes chevilles tandis que les talons me grandissent de dix grands centimètres...


Il est 20h30, et Margueritte toque à ma porte afin de m'informer qu' une limousine est désormais garée en bas de l'hôtel. Le stress m'envahit un peu plus, et la panique prend le dessus.


Léa : ça va ma robe comme ça ?
Margueritte : C'est parfait.
Léa : Vous ... vous êtes sûre ? ... Et mes cheveux ? Mon maquillage ?
Margueritte : Nous devrions nous dépêcher si nous ne voulons pas arriver en retard.
Léa : ...
Margueritte : Et puis de toutes façons...
Léa : oui je sais. Je suis parfaite.


C'est sur ces quelques mots que nous quittons ma chambre, et que nous rejoingons la limousine.

Sur la route, mon c½ur bat fort, très fort...

Le trajet se fait en silence car à vrai dire, je ne suis pas d'humeur à parler. Il s'agit effectivement de mon premier gala, et pour être honnète, je l'appréhende.

Margueritte : ça va Mademoiselle ?
Léa : Vous m'avez bien regardé ?!
Margueritte : . . .
Léa : Biensûr que ça va !


En réalité, je me suis établie une liste de ce que j'ai nommée : "les règles d'or" et ne pas montrer ses faiblesses en fait partie.

30 minutes plus tard, nous sommes arrivées.

Lorsque le portier ouvre la porte de la limousine, mon pied droit se pose instantanément à terre tandis que Marguerite pose une main sur mon épaule

Marguerite : A toi de jouer ma belle.

J'acquiesce avec assurance en apparence mais avec peur à l'intérieur...

Mes deux pieds collés l'un contre l'autre, ma peur rangée au fond de ma gorge, mon plus beau sourire perché sur mes lèvres, je m'élance parmi les flashes crépitant à chacun de mes pas et de ceux de mes confrères artistes et autres stars du moment...

Je marche tranquillement en prenant le temps de me rendre légère à chaque enjambée, je me sens observée, j'aime cette sensation...

Lorsque j'arrive enfin à l'intérieur, Marguerite sur les talons, le brouhaha est intense, quelques personnes s'affairent à placer les invités tandis que certains ajustent les derniers petits détails pour la mise aux enchères qui aura sûrement lieu dans quelques minutes.

J'observe depuis quelques secondes lorsqu'une jeune femme nous demande notre nom et prénom, ceci dit, elle nous emmène vers le milieu de la salle dans la lignée numéro 8 au milieu des rangs disposé en arc de cercle dans la salle, elle revient avec une coupe de champagne et nous demande de patienter...Les gens rient entre eux, j'ai l'impression que tout le monde se connait plus ou moins, ils se parlent, échangent des signes de mains, même avec nous alors qu'aucun visage ne me parle sauf quand je les ai vu dans le tabloïd que j'épluche tout les jours depuis des années dans l'espoir de m'y retrouver un jour...

Les premières ventes me semblent dépourvues d'intêrets, et malgrès cela, les prix s'élèvent à une vitesse folle. Les minutes passent lentement et me semblent être une éternité. Je ferme les yeux, songeant à ma journée de demain.

Margueritte : Mademoiselle ! Qu'est-ce que vous faîtes ?
Léa : Je me repose les yeux.
Margueritte : Pardon ?
Léa : Il parait que c'est plutôt bon pour le cerveau.


Elle ne trouve rien à répondre, sûrement parce qu'elle sait que je me paye sa tête. Je continue d'écouter les prix annoncés par un homme, jusqu'à ce que j'entende :

L'homme : 50 000 ¤ pour les deux baguettes de Gustav Klaus Wolfgang Schäfer ! Une fois ? ... Deux fois ? ... 3 fois ? ... Adujugé vendues !

Les invités du gala applaudissent, et certains félicitent l' "heureux" acheteur par quelques signes de mains.

Le prix me sidère, 50 000 ¤ ?, mais c'est du gachis pour deux malheureux bout de bois !
Alors que de nouveau le silence règne dans la salle, je ne peux empêcher un rire incontrôlable de sortir de ma bouche... Une centaine de pairs d'yeux se tournent alors vers moi. Oups.


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# Posté le mercredi 28 novembre 2007 15:28

Modifié le mercredi 19 décembre 2007 12:32

4ème Chapitre

4ème Chapitre
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Mes joues prennent quelques couleurs, et je pense qu'à ce moment même, la concurrence avec les tomates serait rude. A vrai dire, je suis super mal à l'aise. Margueritte me regarde avec de gros yeux, et son air indigné me fait prendre conscience que je devrais peut-être réagir. Les invités du gala continuent de me regarder, faisant quelques commentaires sur le rire que je n'ai pu empêcher, puis l'homme des enchères intervient :

L'homme : Un problème Mademoiselle ?
Léa : Aucun problème, merci.


Je me contente de lui sourire, comme si cela suffirait à me faire oublier. Les enchères reprennent, et la soirée me parait interminable. Quelques heures plus tard, le président du gala nous remercie d'être venu assister à la soirée, et ajoute "en espèrant que cette soirée vous ait plu. " Je lève les yeux en l'air, puis chuchotte "c'était su-per !". Margueritte réagit et me donne un coup de coude on ne peut plus discret.
Les invités se lèvent, et se dirigent alors vers un buffet, coupe de champagne à la main. Ils bavardent, rient, sympatisent. Je ne me sens pas à ma place, et pourtant, je dois garder le sourire, tordre de mes lèvres jusqu'à l'engourdissement total, ce que je fais bizarrement merveilleusement bien.

Je discute avec un photgraphe, qui me propose de participer à l'un de ses shootings. Il dit être tombé sous mon charme. Comme beaucoup d'autres me direz-vous. Margueritte intervient alors très rapidement, en lui donnant le numéro de l'agence et lui dit que je ne suis pas disponible avant un certain temps, histoire de lui montrer que je suis très demandée, et donc, plutôt "performante". Il rétorque que ce n'est pas un problème.
D'autres photographes se présentent à moi successivement tout au long de la soirée, je fais cependant fièrement le pied de grue en attendant que le temps se passe et que Margueritte m'oublie.

Malgrè le fait que j'aime me savoir si belle en cet instant, ils m'agacent, tous sans exception...
C'est quelques minutes plus tard que j'ai besoins de respirer, mon paquet de cigarette caché au fond de mon micro sac en peau de je-ne-sais-pas-trop-quel-animal me gratte la hanche, j'observe autour de moi, personne ne semble se soucier de l'endroit où je me trouve, après quelques coups d'½il aux alentours, je repère la jeune fille qui s'est adressé à moi en début de soirée, je l'interpelle

« Excusez moi Mademoiselle, est ce qu'il serait possible de m'éclipser quelques parts pour fumer une cigarette tranquillement ? »

La jeune fille me sourit bêtement tandis qu'elle me désigne une porte en fer au loin dans les cuisines...Je la remercie et m'y engouffre...Lorsque j'allume ma cigarette, la première bouffée est un délice, j'observe la volute s'envolée tandis que mon téléphone me rappelle à l'ordre, cette sonnerie m'indique que l'homme que j'aime tente désespérement d'avoir de mes nouvelles. Je décroche...

Léa : Oui mon c½ur ?
Simon : Ta soirée se passe bien ?
Léa : Franchement peu enrichissante, mais peut-être que les photographes que j'ai rencontré me rappelleront !
Simon : Alors fructueux quand même malgré tout !
Léa : C'est vrai...Mais tu me manques terriblement...
Simon : A moi aussi tu me manques ma belle...
Léa : Je rentre bientôt mon c½ur, c'est promis...
Simon : Mais j'espère bien !
Léa : Je t'aime tu sais ?
Simon : Moi aussi je t'aime...Je t'appelle demain, je suis avec Seb...Je t'embrasse fort ma belle...
Léa : Moi aussi je t'embrasse...


Je raccrochais tandis que mon c½ur se serrait sur ses dernières paroles...Le milieu de ma cigarette arrivait déjà que je voulais maintenant en rallumer une autre, alors que je rangeais mon téléphone dans mon sac, j'entendis un bruit derrière moi, je me retournais et le fait de voir une autre personne ici ce soir ne fit que faire grandir la boule qui s'était formé dans ma gorge, il n'avait pas dût en perdre une miette...

... : Je promets que je n'ai pas écouté !

Comme si il avait pu m'entendre pensé !

Léa : Ouai c'est ça...


Je me reculais pour me coller contre le mur de façon à ce que le vent ne me frôle que le moins possible, il était maintenant devant moi, je le vis éteindre sa cigarette à l'aide de sa grosse basket immonde tandis qu'il se retournait vers moi

... : C'est frustrant de devoir sortir se geler les [hum hum] pour pouvoir fumer !

Je me contente d'acquiescer poliment en me demandant de quel classe sociale pouvait bien faire partit ce goujat mal fringué qui avait osé m'adresser la parole ... Pas que je sois pleins au as, bien au contraire, mais ma beauté n'attire en général que les riches propriétaires véreux ou les photographes connus dans ce genre de soirée...

... : Tu as perdu ta langue ?

Mais pourquoi il me tutoie celui-là ?

Léa : Je peux fumer ma cigarette tranquille ?
... : J'en conclus qu'elle est bien là ! Moi c'est Tom et toi ?
Léa : Moi c'est va voir ailleurs si j'y suis ! Merci !


Il me regarde avec deux grands yeux tandis que je tire une dernière fois sur ma clope, j'entame le chemin du retour en tordant légèrement du derrière, pas qu'il me plaise mais dans toute les circonstances il faut savoir assumé son mépris...Règle n°15...

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# Posté le samedi 15 décembre 2007 14:01

Modifié le mardi 01 janvier 2008 12:41